C’est la journée de passage de la frontière par les rives du fleuve, avec une remontée du Mékong, en fait, ce sera la journée la plus longue et la plus pénible du séjour, avec aussi un grand sentiment d’arnaque au passage, mais ça fait parti du jeu. Aujourd’hui, je suis censé passer la frontière en bateau et remonter le mékong jusqu’à Phnom Penh, où je devrais arriver vers 16h30.
Le départ de l’hôtel est prévu à 7h. J’embarque sur un bateau avec mes bagages et pars avec un groupe visiter les villages en face appelés « fishing villages ». La guide nous indique que chaque ferme, où du moins celle que nous visitons, contient 7 tonnes de poisson, chacun pesant jusqu’à 500 grammes. Ils seront vendus de 2 usd à 4 usd le kilo au marché local. Il y a une centaine de fermes éparpillées ; qui se déplacent selon la météo, lors de la montée des eaux, consécutive à la mousson.
Nous visitons ensuite brièvement une maison, sans grand intérêt. Nous reprenons notre petit bateau pour y passer un total de 3 heures avant la frontière. Un bateau rapide nous accoste et des gens de notre bateau sont transférés. Lorsque je pose la question, la guide m’indique qu’ils ont payé pour le speed boat et pas moi, alors que j’avais demandé un transfert rapide. Je peux à peine le croire, je viens de me faire avoir en beauté et vais devoir subir une journée complète de bateau… 11h15, nous arrivons à la frontière vietnamienne. Nous mangeons quelques bricoles, prenant tous notre mal en patience. Il pleut. Les gens ici ont l’air de profiter du système, ils se baladent avec des liasses de billets.
Nous ne repartons pas avant 13h15, le temps semble long à l’ensemble des gens autour de moi. Nous faisons un stop à la frontière cambodgienne, pour retamponner les passeports. Le bateau est petit, il put l’essence et je me demande si je ne vais pas être malade… la remontée du fleuve me paraît interminable. Le paysage semble assez vite très différent du Vietnam. Nous assistons à des scènes de vie des gens qui vivent en bordure de fleuve : certains se baignent, d’autres lavent du linge, ou même leur vache. Mais une chose qui me frappe est tous ces gens qui nous font des signes de la main, c’est un accueil si agréable. Nous leur répondons et le temps passe doucement. Plusieurs fois, le bateau s’arrête ; nous pensons être en panne, puis finalement repartons. Vers 17h, nous arrivons dans un petit village ou débarquons pour prendre un bus. La nuit tombe assez vite et je me demande à quelle heure nous allons arriver, je commence à désespérer.
19h passées, le bus s’arrête dans une guest house et on nous dit que c’est le terminus, alors que l’on devait me déposer à l’hôtel. Je cherche un difficilement un taxi ; un gars du coin s’improvise taxi avec une voiture pourrie qui fume et menace de tomber en morceaux. L’aventure est excellente. Bref, très épuisé de cette journée, me voici enfin à mon hôtel au milieu de Phnom Penh, au Cambodge. Je file manger un morceau au restaurant « Khmer Surin » juste à côté de l’hôtel, au bord d’une fontaine. Quel bonheur de se poser. Je déguste un riz à l’ananas, avec des nuts, un régal. Voilà , ma première découverte du Vietnam et maintenant fini et j’entre à nouveau dans un des pays qui compte le plus à mes yeux, le Cambodge.
J’ai aimé séjourner brièvement dans ce pays. La gentillesse des gens me rappelle celle des péruviens. Ce peuple a tant souffert sous les Khmers.
Bien sûr, il y a toujours les petites arnarques qui sont désagréables… très désagréables…mais la première est celle qui évite les autres…
Bisous. Marie