Ce matin, j’ai décidé de me lever tôt histoire d’en profiter un peu. Après un bon petit-déjeuner, je loue une mobylette à l’hôtel et me voilà partis, en short, sans casque, mais avec mes lunettes de soleil…. Pas super prudent mais au moins c’est un grand bol de liberté. Il ne faut pas le répéter…
Je me dirige vers le col des nuages, mais je dois faire demi-tour pour faire le plein d’essence. Une bouteille de vittel usagée pour 10000 dong et voilà le plein est fait. Cette fois je pars vers le col. La vue sur le village de Lang Cô est vraiment très jolie, peut-être que l’eau n’est pas assez limpide. Non, cette ambiance est fabuleuse, la brume à flan de montagne descend sur lagon qui vient de la mer et entoure le village de Lang Cô, le laissant comme un banc de sable.
Après un petit moment, une dizaine de kilomètres de montagne, je fais demi-tour pensant qu’après, en dehors de Danang, il n’y a plus rien. En faisant demi-tour, je rencontre un gamin qui parle français et qui est tout fier de me dire qu’il est catholique. Il m’explique également qu’ici, il y a une très très vieille église qui a toujours eu un prêtre. Du coup, plus de la moitié de la population est catholique.
Au pied de la montagne, il y a un passage à niveau et donc pas très loin, un train passe avec pleins de gens sur le toit. Quelque peu intrigué, je file jusqu’à la gare. Là bas, un spectacle original m’attend, de nombreuses femmes portant des chapeaux coniques essaient de vendre de la nourriture aux gens du train, c’est assez épique tout en paraissant tellement naturel ici.
Direction le village, pour voir l’église et l’ambiance. Ce village est tout en longueur avec, d’un côté la lagune et, de l’autre la mer. C’est un joli village de pêcheurs. Tout d’abord, je file tout au bout du village et me balade sur la plage au milieu des enfants pour qui je représente une sacré attraction avec ma mobylette. J’essaie de prendre quelques clichés des barques posées sur la plage avec la brume en arrière plan, mais j’ai beaucoup de mal avec tout ces enfants qui veulent jouer les modèles devant mes objectifs.
Je reprends ensuite le chemin de terre qui sert d’allée principale, pour voir l’église, très belle. Le prêtre y est français. Malheureusement, elle est fermée. Je reprends ma mobylette, garée près d’un tas énorme de coquilles d’huîtres, pour chercher la plage. Celle-ci s’avère, contre toute attente, peu propre, ça déçois quelques peu, mais c’est tellement calme.
Je déambule maintenant dans le marché local en me cognant un peu partout car ce n’est pas bien haut et plutôt sombre, les touristes doivent être rares ici. Au milieu, je tombe sur un homme ressemblant beaucoup à Yoda et qui, s’essayant au français avec moi, m’invite chez lui, juste pour parler un peu. Il me dit être professeur de français pour les gens du village et a 3 élèves. Il me montre un vieux livre de français qui lui sert de support de cours et me présente à sa famille. Après un petit moment, je repars avec plein de chose dans la tête et dans le cœur pour déjeuner au restaurant d’à coté qui affiche un panneau «routard». Ce restaurant est spécialisé dans les fruits de mer et je décide de me lâcher un peu. Je choisis de grosses crevettes ainsi qu’un crabe. C’est excellent.
Repus, je pars à la découverte du coin en me laissant guider par la mobylette. Elle m’apporte beaucoup de liberté et me permet de sortir des sentiers battus. Des vaches par ci par là , et surtout de l’eau, une sorte de lagune avec de nombreuses installations de pêche en bois et des pneus recouverts de coquillages, ainsi que des pêcheurs partout avec des chapeaux coniques. Plus loin, un homme et une femme ouvrent des huîtres. Plus loin encore, des tas de petits crabes écrasés sèchent au soleil.
De retour à l’hôtel, je pars me reposer sur la plage puis je vais flâner sans réel but. Plein de crabes s’enterrent dans l’eau à mon passage.
Le soir, à nouveau mobylette et je retourne au restaurant du midi. Cette fois ci, je teste les fried nooddles et une énorme assiette de crevettes que je déguste lentement. Je suis presque le dernier au restaurant. Lorsque je demande l’addition, on m’annonce 30000 dongs ; je suis surpris et demande confirmation. Finalement, je paye ce prix et suis abasourdis, c’est un quart de ce que j’aurai du payer mais la serveuse est sûre et me rend la monnaie sur un billet de 100000 dongs….. j’ai un peu l’impression de partir comme un voleur mais je n’aime pas vexer les gens en leur disant qu’ils ont fait une erreur.
La soirée s’achève sur une séance photos, et encore une fois, je suis bercé par l’océan. Quelle jolie musique de nuit.
Oui, comme je m’y attendais, le nouveau reportage est exactement une belle suite du précédent. Cet atmosphère du matin que tu as dessiné ici est vraiment excellente. Cela me rappelle un autre matin à un autre endroit mais aussi très joli. Je sais comme c’est magique quand la brume descend sur la rivière et quand l’air est imprégné de sa fraîcheur. Je sais comment se sent la personne qui a arrivé de la civilisation en endroit très loin et exotique. En même temps tu es aussi très exotique pour tous ces gens là .
Connaître la langue est vraiment normal pour l’ancienne Indochine française. Mais où est la photo de l’église? Ca pourrait être un très joli cliché mais probablement hors du thème des toutes les photos vietnamiennes.
La dernière photo me plaît. J’aime imaginer des crabes s’enterrant dans l’eau à ton passage… Cette plage avec un sable blanc et avec le bruissement des vagues… avec les couchers de soleil… C’est très romantique! Mais c’est très triste d’être seul là .
J’attends un reportage suivant et plus des photos.
Natalia