Au lever, je descends prendre un petit-déjeuner. Arrivés au restaurant, les gens sont à peine levés, il y a des matelas et des mobylettes partout, éclatant … Finalement, ils m’apportent une omelette alors que j’ai commandé des pancakes, et elle est presque froides… Déjà que je ne suis pas super en forme après l’épisode d’hier soir et la douche froide de ce matin… Le café, ce sera du nescafé acheté en face, marrant de les voir aller acheter chaque ingrédient à l’épicerie d’en face.
La journée du dimanche est consacrée au marché de Bac Ha. C’est pour cela qu’il faut partir tôt, vers 8h30. Sur la route, nous sommes arrêtés car un minibus s’est enlisé devant, du coup tout le monde va lui porter secours. Mon guide m’explique qu’il a déjà rencontré une situation similaire et est resté bloqué 4 heures, ça motive pour aider ce mini-bus.
Le soleil commence à se lever. J’arrive à faire quelques photos de rizières sous le soleil, ce vert paraît irréel tellement c’est beau. C’est sans doute les plus belles photos de rizière que j’arrive à faire ici. Nous continuons vers Bac Ha par une route vraiment pourrie et tape cul, l’aventure continue.
Vers 11h30, me voilà arrivés. Je déambule dans le marché jusqu’à 13h pour le déjeuner. Ce marché est un véritable émerveillement, une multitude de couleurs, vraiment superbes, avec des minorités ethniques locales partout qui vendent leurs piments, ou les vêtements faits main, etc…. c’est le domaine des Hmongs fleurs ; ils viennent au marché avec leurs petits chevaux.
Que dire de ce marché ? Il faut se laisser envoûter et simplement se balader sans se poser de questions, s’imprégner de chaque seconde comme un moment particulier. Les minorités ethniques sont ici très nombreuses et les photos sont possibles partout autour de nous. Le sol est boueux, il a beaucoup plu, et il faut enjamber les flaques. Il est parfois difficile de se frayer un chemin.
Les gens venus au marché mangent souvent sur place, une soupe avec parfois quelques morceaux de viande. L’ambiance est à la bonne humeur. Les tables sont alignées sous un endroit abrité, assez sobre et vieillot. Les villageois dévorent consciencieusement tripes et boudins de porc, soupes et bols de riz.
Là , des Hmongs mangent des glaces en bâtonnet, ce qui m’amuse beaucoup ; plus loin d’autres discutent. Une femme découpe des fruits à la machette. Plus loin, elles vendent des vêtements en laine faits main. Dans ce marché, on trouve de tout, des cordes, de la ferraille, de la vaisselle, vêtements, etc…
Des femmes gardent des jerrycans en plastique de liquide blanc, mon guide de voyage me dit qu’il s’agit d’alcool de riz. Dans un coin, sont regroupées les ventes d’animaux vivants, dont les poulets. Certains fument du tabac local dans des pipes très étrange…
Après un déjeuner sommaire, j’entreprends une balade d’une heure à pied pour aller jusqu’au village de Ban Pho. Le temps est un peu menaçant. Arrivés là -bas, je fais un petit tour, mais ici peu de rizières et pas de paysages spectaculaires de terrasses. Nous sommes trop près de Bac Ha. Je rencontre une fillette que j’avais vu dans le marché et qui m’a reconnu. Il revient sur le dos de son petit cheval et me fait un signe amicale de la main avec un sourrire. Je rentre doucement et croise la jeep, venue à ma rencontre.
Je visite brièvement le Palais du Roi des Hmongs en ruine et abandonné, construit en 1921. Original mais malheureusement pas entretenu. Quel dommage !
Nous reprenons la route de Lao Cai et faisons une halte à la frontière avec la Chine. Les deux pays sont séparés par un pont, de l’autre côté je peux voir des magasins avec des écritures chinoises. Du côté vietnamien, un petit temple agréable a été construit, il est squatté par plein de chatons.
De retour à la gare à 17h30, je prends mon mal en patience jusqu’au dîner et au train qui n’est qu’à 21h30…. Le temps de faire un tour au marché à côté pour passer le temps et rester quelque peu imprégner de l’atmosphère de cette région.
Il paraît que les rizières sont comme un escalier vers Dieu. Mais ce qui est le plus étonnant, c’est l’atmosphère de cet endroit. Un peu de civilisation et beaucoup de nature… La particularité du caractère des gens et leur coté amicale, tous sont très charmant. Leurs costumes bariolés, la simplicité de leur travail et leur bonheur semble immuable et il est hors de compréhension de la majorité. Mais ils sont très heureux dans leur petit monde.
J’aime beaucoup l’atmosphère que tu découvres ici.
Natalia
J’aime beaucoup ces costumes aux couleurs chatoyantes. Je suppose que, comme dans les diverses régions du monde, chacune d’elle, mais aussi chaque motif a sa signification.
Au Mexique, même la croix dans l’église porte les couleurs traditionnelles de la communauté indienne du village. Il faut qu’un jour tu ailles dans ces régions de l’Amérique centrale mais aussi en Amérique latine. Tu aimerais….
Marie