Hanoi – Mon Premier Pas au Vietnam

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J’atterris de bonne heure à Hanoi, il est 6h35. Un taxi me conduit à l’hôtel « Eden Tho Nhuom », dans le sud de la ville. Après quelques difficultés pour le trouver du fait que plusieurs hôtels portent un nom semblable, je fais le check-in. Vu mon état de fatigue, je décide de dormir quelques heures et m’écroule dans ma chambre. Je dois être trop grand pour ces avions.

Je me lève vers 13h et mange un bout au restaurant italien de l’hôtel ; dehors, il pleut des trombes d’eau. Un avant-goût de la mousson qui va me poursuivre pendant plus d’une semaine. Ce restaurant est vraiment excellent, je déguste des pâtes aux crevettes et aux asperges. Pas très vietnamien c’est vrai, mais il n’y a rien d’autre dans l’hôtel, puis ça me permet de patienter en attendant la fin de la pluie.

Je pars de l’hôtel vers 15h dans un taxi qui me dépose près du marché « Dong Xuan », et j’en profite pour aller régler une excursion déjà planifié auprès d’une agence de voyage du coin. Je déambule ensuite dans le vieux Hanoi, le quartier historique. La solution la plus simple pour se déplacer est comme d’habitude de marcher. Le centre ville me paraît assez petit et les avenues grouillent de vélo et mobylette. Il n’y a pour ainsi dire aucune voiture, j’adore cette ambiance, ces petites ruelles, ces boutiques les unes sur les autres…

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Cette absence de voitures est frappante. Mais la multitude de scooters et motos qui se frayent un chemin à toute allure, dans tous les sens, sans casque ni protection est hallucinant. Des jeunes femmes sont souvent en jupe avec des escarpins pour ne pas dire babouche comme à Marrakech…

Les vietnamiens sont largement habitués à ces fortes pluie et heureusement pour eux ; à peine pleut-il que les scooters se couvrent de ponchos ou autres k-ways, un vrai mode de vie, il y a même des ponchos bi-place. La traversée de ces avenues est une étape difficile au début, ou plutôt un coup à prendre. Avec le temps, je comprends qu’il suffit de traverser doucement et que les mobylettes m’évitent d’elle même … Faut oser, mais ça marche très bien.

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Des pousses pousses déambulent partout, poussant le plus souvent des touristes émerveillés. Les maisons ont à cet endroit une couleur jaune sombre que je retrouverais plus tard à Hoi An. Elles comportent trois étages en général et leur façade est très étroite. On m’expliquera plus tard qu’une règle imposait la construction d’une façade de 3 mètres de large maximum. Souvent, au rez de chaussée, c’est un magasin prend toute la place, et le soir il se transforme en garage pour les mobylettes.

Une femme qui porte deux paniers suspendus au bout d’une tige de bambou le met sur mon épaule et dépose son chapeau conique sur ma tête le temps d’une photo, un signe d’amitié face à une barrière de langue très forte. Souvent, je croiserais dans ce voyage des gens qui tiennent ces paniers en suspension pour vendre quelques légumes ou quelques œufs.

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Le chapeau conique, cet emblème du pays, porté par les femmes, fait office à la fois de pare-soleil et de parapluie. Quel charme ont les gens qui les portent !

Je m’imprègne de cet atmosphère un peu particulier, presque froid au premier abord… Je me promène dans un marché avec des fleurs, j’y vois une rose énorme, des poulpes, des escargots géants à manger, une sorte de gelée solide noire en me demandant bien ce que cela peut être, plein de sortes de fruits que je n’ai jamais vus, etc… Je traverse des rues à thème : vaisselle, vêtements enfants, etc… des motos sont garées partout sur les trottoirs et il est parfois difficile de se déplacer. Ces rues sont spécialisées dans une discipline professionnelle. Malgré cette foule qui grouillent dans tous les sens, c’est extrêment bien organisé.

Cà et là, des gens font à manger sur le trottoir, sur une table improvisée, avec quelques petites chaises en plastique. Cela me semble bien appétissant : des escargots, de la viande, des légumes, des nouilles, etc …

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Je fais un crochet par le marché « Dong Xuan », il est 17h45 et tous les magasins ferment. Tout autour du marché, des vendeurs ambulants vendent fruits et autres. Je décide de rejoindre tranquillement le « lac Hoan Kiem », lac de l’Epée restituée, avec un arrêt cocktail de fruits à côté de la cathédrale « St Joseph Ly Quoc Su », de style néogothique. Cette cathédrale me laisse assez froid, sa façade est noire et sans éclat malgré les lumières du soir.

Mon premier repas local se compose de nems et de noodles au porc. Je rentre à l’hôtel à pied par le « lac Hoan Kiem », entouré de flamboyants et de verdure. Pour une première après-midi, c’était agréable.

Le lac, le soir est le lieu de rencontre des jeunes de la ville. Il y règne une atmosphère romantique, des amoureux passent leur temps sur des bancs ou tout simplement sur leur moto arrêtée. Plus loin, des gens dansent au rythme d’un transistor, c’est un spectacle inhabituel.

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D’un point de vu historique, Le « lac Hoan Kiem » est le centre du Hanoi colonial. C’est le lac de l’Epée restituée, ce qui fait suite à une légende du XVème siècle selon laquelle un simple pêcheur s’était vu confier une épée magique par la tortue sacrée du lac. Cette épée devait servir à défendre le royaume contre les envahisseurs Ming. Grâce à elle, il remporta de nombreuses victoires, puis celle-ci retomba dans le lac.

Hanoi donne l’impression de s’être ancré dans un communisme très fort même après 30 ans de guerre. En 25 ans passés depuis le cessez-le-feu, certaines choses sont restées inchangées et je verrais souvent des gens travailler à mains nues dans les rizières. Hanoi me donne l’impression d’avoir des années de retard. Son charme est un peu rétro, c’est fascinant et déprimant en même temps.

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Le trafic incessant des motos saute assez vite aux yeux et devient même parfois oppressant. Traverser une artère principale à pied me paraît souvent être une expédition. Les trottoirs se transforment en parkings pour motos, ce qui oblige les piétons à marcher directement sur la chaussée. Question d’habitude tous cela.

Cette ville dégage un côté fané, peut être le mélange des couleurs ocres délavées… Mon guide de voyage compare Hanoi à une vieille carte postale jaunie….. welcome in Vietnam…

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La cuisine vietnamienne est très différente de la cuisine chinoise, beaucoup moins grasse et pleine de sauces. Bien sûr, on mange avec des baguettes. Dans presque tous les restaurants il est possible de trouver des nems, en revanche, les desserts se font plutôt rares.

2 Comments

  1. millebornes

    Je suis heureuse de voir que tu reprends le chemin des carnets de voyage…. bien. Si tu pars bientôt en vacances, bon séjour en Asie. Marie

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